Il me faut achever le décor de la voie vers les entrées de tunnels dans la courbe de Clérieux avant d’avancer plus avant dans les modules de paysage. J’ai prévu dans cette courbe située au dessus du mur de soutènement de placer un garde-corps tout du long. Sa présence se justifie pleinement car les cheminots sont amenés à marcher le long de la voie donc juste au dessus du mur qui domine la voie basse à environ 8 m. On ne badine pas avec la sécurité à la SNCF !
Cette protection est constituée simplement de poteaux métalliques portant deux solides barres horizontales. J’ai utilisé pour les poteaux la référence 2860 de Decapod et pour les barres du fil de maillechort de 0,3 acheté chez Micro-modèle.
Le travail pour réaliser 1,5 m de barrière m’a pris moins de 2 h avec un outil simple rapidement fabriqué. Toute l’opération est décrite dans les lignes qui suivent. À noter que le site Decapod donne un lien vers un procédé de fabrication sensiblement différent de celui que j’ai utilisé et que je découvre seulement maintenant ! Cette dernière technique est je pense supérieure à la mienne, surtout si l’on souhaite réaliser des garde-corps de grande longueur d’un seul tenant (de l’ordre du mètre ou plus). En effet l’auteur commence par tirer sur le fil de maillechort jusqu’à la limite de rupture, juste avant la striction. Ceci a pour effet d’étirer très légèrement le fil et de le dresser parfaitement. J’utilise du reste cette technique pour dresser du fil de cuivre. C’est plus facile avec le cuivre, même pour des sections de l’ordre de 1,5 mm, car il est plus ductile que le maillechort. Ici la difficulté est de ne pas tirer assez fort mais pas trop. L’auteur utilise un système de levier permettant de bien contrôler la force. Par ailleurs il accroche le fil avec une boucle spécialement soudée à l’extrémité du fil, ce qui évite une rupture au point d’accrochage comme je l’ai constaté si on se contente de serrer le fil dans un étau.
Cela étant le procédé que j’ai utilisé m’a permis d’aboutir, mais j’ai décidé de couper ma barrière en éléments plus petits ce qui est un autre moyen de contourner le problème de la rectitude. L’idée d’extrémités recourbées en volute à la séparation de deux éléments me plaisait également .
