C03 — Les voitures métallisées ex PLM
lundi 14 mars 2022
Pour Noël j'ai reçu en cadeau 4 voitures produites par REE, voitures métallisées ex PLM. De quoi composée une belle petites rame avec 2 voitures de seconde classe, une voiture de 1
ère classe une voiture mixte 2
e classe/fourgon de queue. Ce sont vraiment de beaux modèles très bien conçus. Les voitures sont très détaillées et l'utilisation de matières plastiques souples pour les détails les rende peu fragiles. Je n'avais pas eu le temps depuis Noël de m'occuper de ces voitures qui nécessitent certaines modifications et amélioration avant de rouler sur mon réseau.
J'équipe tout le matériel roulant de l'attelage Kadee. J'ai retenu cet attelage pour ses facilités à réaliser des manœuvres à distance. Voir à ce sujet les articles sur
les dételeurs et aussi les équipements
d'autres rames. En théorie, avec les boîtiers normalisés, l'échange de l'attelage est immédiat en utilisant les références Kadee aux normes NEM. Cependant, comme l'a expliqué Jacques Le Plat
dans un article, l'attelage Kadee pose des problèmes avec les systèmes à élongation, pour les voitures à bogies spécialement. L'attelage automatique ne fonctionne plus si l'on se trouve dans une portion courbe, même à grand rayon. Pour conserver cette fonction, je fixe l'attelage sur le bogie et non plus sur la caisse, renonçant dès lors au mécanisme d'élongation. C'est un choix car je privilégie la possibilité de manœuvres à la constitution de rames tampons joints.
Par ailleurs,
comme pour d'autres rames de voyageurs, je souhaitais équiper les voitures de l'éclairage intérieur. Ceci se justifie d'autant plus que ces voitures REE sont déjà équipé en standard de bogies preneurs de courant. En effet, les essieux à pointes tournent dans des paliers métalliques électriquement reliés à des lames accessibles à l'intérieur de la voiture. On n'introduit donc aucun frottements supplémentaires pour la prise de courant. J'ai utilisé les circuits imprimés miniatures que j'avais réalisés en nombre pour d'autres rames. Je profite de l'ouverture des voitures pour placer des passagers assis sur les sièges. Ils sont en effet très visibles une fois l'éclairage installé.
Le démontage des voitures est très bien expliqué dans la notice fournie avec le modèle. La caisse se sépare du châssis en écartant les flancs très souples et en faisant glisser la caisse. Commencer par de petits mouvements avec une pointe fine faisant levier sur la partie cachée du châssis pour amorcer la séparation. Avant cette séparation il est indispensable de retirer les tampons ainsi que le fil de ressort (ne pas le perdre).
Installation de l'éclairage
L'intérieur des voitures est finement aménagé avec les sièges et les portes-bagages.
Les leds de l'éclairage seront soudées sur des réglettes découpées dans du circuit imprimé vendu pour plaque d'essai.
Les leds de 1,8 mm blanc chaud sont soudées avec pour chacune une résistance en série de 4,7 kΩ. J'ai utilisé une valeur notablement plus élevée
que celle de 2,2 kΩ utilisée dans le passé car l'intensité lumineuse reste bien suffisante et l'autonomie avec la super capacité de 0,33F s'en trouve augmentée. Pour plus de détail sur le montage électronique
voir cet article.
Le montage électronique est réalisé en dehors de la voiture en mesurant les longueurs de fil nécessaire. Le module électronique étant de très petite taille on lui trouve toujours la place, le plus souvent dans les toilettes.
En cours de soudage, de fréquents tests sont réalisés de façon à déceler rapidement une soudure mal faite ou une led endommagée. J'ai abîmé plusieurs leds lors de l'installation soit en les soudants car le fil est court, soit mécaniquement en pliant les pattes pour les mettre en forme. Il faut travailler en douceur !
Le fourgon mixte est particulier et la réglette de led doit être adaptée. En fait elle doit être en deux morceaux, un pour les voyageurs et un autre pour le compartiment à bagages. On distingue, soudé à une barrette, le contact ILS qui permet d'allumer et éteindre avec un aimant.
Ce fourgon de queue est équipé d'origine d'une carte électronique assurant l'allumage des feux rouges arrières. Ma carte, peu visible sur cette photo, est logée à côté dans le compartiment du fourgon.
On ne pense pas toujours à tout ! La première voiture que j'ai équipée était celle de première classe et j'ai stupidement utilisé cette barette comme modèle pour monter les 3 autres voitures. Or, bien sûr, REE a respecter la taille des compartiments qui sont plus vastes en première qu'en seconde ! On voit sur cette photos les leds qui ne sont pas au bon espacement. J'ai dû refaire les trois barrettes en dessoudant les leds et leur résistance pour les déplacer. J'ai aussi ajouté une led pour porter à 8 au lieu de 7 le nombre de celles des voitures de seconde.
Installation des attelages
Le démontage des bogies est très facile : une vis à retirer. On peut ensuite travailler sur le bogie pour y fixer l'attelage. Je vais couper au raz le boîtier NEM de l'attelage à élongation de manière à réutiliser ce boîtier et libérer la place.
Le boîtier NEM débarrassé de son support se présente comme un tube de section rectangulaire apte à recevoir la queue de l'attelage. Nous allons le coller à la colle cyanoacrylate dans le U en laiton découpé dans de la feuille de 0,5 mm.
La pièce en laiton est découpée et pliée au bonnes dimensions pour trouver sa place collée sur le bogie.
Pour éliminer tout jeu entre l'attelage et le boîtier, une lame de bronze élastique de 0,1 mm est glissée entre l'attelage et le boîtier. On la voit ici, en cours de placement, à l'arrière de l'attelage. Cette opération est quasi indispensable. C'est étonnant de voir la faiblesse du matériel de toute marque au niveau des attelages. Je suis à peu près certain que du matériel neuf équipé des attelages Kadee va dérailler au passage des aiguilles à cause des attelages qui pendent et dont la tige courbe passe sous le niveau du rail. Les pertes de wagons avec détellage intempestif ne sont pas rare non plus à cause du manque de rigueur dans le réglage en hauteur. Ce mauvais positionnement est en général dû au jeu dans le boîtier NEM et aussi aux systèmes d'élongation qui donne du mou à l'ensemble.
La plaquette de laiton qui porte l'attelage est découpée à la cisaille à main et ajustée à la lime. Des traits de scie sont pratiqués (scie Bocfil fine) pour autoriser les pliages.
Depuis longtemps j'ai confectionné un gabarit me permettant de régler les attelages en hauteur. Une encoche sous cette barre d'aluminium laisse passer la tige descendante de l'attelage, tandis que le dessus est juste au niveau du dessous de la machoire. Pour affiner la position le cas échéant, je déforme légèrement le support en laiton. Ce dernier est mis en place à la cyanoacrylate puis collé sur le bogie à la colle bi-composant pour renforcer.
Les voyageurs
J'ai pensé cette fois à peupler les voitures de voyageurs. Il me faudra reprendre toutes mes anciennes voitures pour les rendre plus vivantes.
Et voilà une voiture en cours de remontage. Je teste que tout fonctionne bien. L'éclairage est actif par défaut à la mise sous tension. Un aimant approché du milieu du toit permet d'éteindre ou de rallumer la voiture.
C'est évidemment de nuit que l'effet est le plus spectaculaire.
La rame éclairée passe derrière la scierie des Blanchons. La super-capacité de 0,33F assure l'éclairage plus d'une minute une fois le courant coupé mais le système de commande maintient l'allumage indéfiniment à l'arrêt si la locomotive n'est pas trop sensible aux courants faibles. En effet pour chaque locomotive un paramètre permet de régler une tension résiduelle sur les rails de manière à allumer les leds sans que la loco ne roule. Ce réglage est désactivé si la loco possède un moteur très sensible qui la fait rouler pour un courant qui n'allume pas encore les leds.